Pour localiser les ruines, utiliser ma carte des sites remarquables d'Issendolus. C'est le repère 1. Voir aussi la page d'accueil d'Issendolus et ses liens.
Gerbert et Aigline de Thémines ont fondé cet hôpital et sa chapelle de1235 à 1253 au lieu-dit Pech-Vilaugès, sur une voie empruntée par les pélerins. Les propriétés du monastère de l'Hôpital Beaulieu s'étendaient de Fontanes du Causse à Baulieu sur Dordogne. (plus de détails sur le site du village voisin de Bio : http://www.chez.com/villagedebio/lhopital.html). La supérieure était élue à vie et prenait le titre de grande Prieure. Une religieuse est restée célèbre : Sainte-Fleur. Voir l'histoire de Sainte Fleur : http://missel.free.fr/Sanctoral/10/05.html.
Le couvent est détruit à la Révolution en février 1793.
Voici un extrait du texte roman de la vie de Sainte Fleur collection Doat (Bibliothèque Nationale) repris par Christiane Cayrol dans le bulletin n°17 de 2003 édité par la mairie d'Issendolus.
Au soir du 19 juillet 1259...
"Prévôt, commandeurs, chevaliers sont ravis
de la plantureuse campagne aux moissons déjà mûres,
des vergers chargés de fruits, des gros potagers, des parterres
de fleurs, des bâtiments bien conçus, bien construits.
Sous l'or de l'éclatant soleil ruissellent de lumière
les larges toits des logis, les flèches aigües des
clochers, des clochetons, des tours et des tourelles, tandis que
tout autour les blonds guérets semblent pétiller
et jeter flammes..."


Depuis 1793, cet ensemble architectural a servi de carrière de pierre. Les pierres sont visibles sur les maisons d'habitation du lieu-dit l'Hôpital : on peut voir des portes et fenêtres qui ont un linteau sculptés d'un motif "en accolade" caractéristique de la deuxième moité du 15ème siècle et des débuts du 16ème.
Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une partie des grands murs de l'enceinte, le colombier, la laverie et la partie basse de la salle capitulaire. Cet édifice sert actuellement de hangar agricole. Le ministère de la culture a fait classer la salle capitulaire "monument historique" en 1920 et a fait recouvrir les ruines avec une toiture sommaire (dans les années 50 ?).
Ci-contre, un extrait du plan
présenté au dessus qui montre ce qui reste. A l'intérieur,
un des piliers a été démonté et remplacé
par une grossière maçonnerie. L'autre, d'origine,
est d'une finesse remarquable. Les pierres de taille qui encadraient
les portes ont disparu ainsi que les délicates nervures
des voûtes. A l'extérieur, le bas des piliers montre
encore la richesse de la décoration : les pierres taillées
imitent des troncs avec des départs de branches coupées
(bâtons écotés). Style de l'Ecole de Sculpture
Quercynoise de la fin du 15ème siècle.
Voici les clés de voûtes visibles (Photos Laurent delrieu, pour voir les originaux : http://perso.wanadoo.fr/laurent.delrieu)

Clè de voûte représentant une main qui
bénit.
"La main de Dieu qui bénit " d'aprèsla
page 114 du livre de J. Juillet
Clé
de voûte martelée.
Clé de voûte
représentant un âne.
Clé de voûte
décorée d'une croix de l'ordre de Malte

Les ruines de la salle capitulaire font partie d'une propriété privée. Pour visiter, demander l'autorisation aux propriétaires (M. et Mme Delsahut) qui habitent à la maison dans la rue en face du portail métallique d'entrée.