La spéléologie, un loisir, une passion !


Ma fille Perrine © Photo Thierry Maillard.
Visite de la grotte des Bugadous à Reilhac dans le Lot.
Ma fille devant une reproduction de la fresque des chevaux par M. Lorblanchet.
L'original se trouve sur le site de Pech Merle


Tout près de chez nous...

Peu de personnes le savent, mais il reste des lieux mystérieux tout près de chez nous. Certains vont très haut, très loin, alors que l'inconnu est aussi sous nos pieds. De merveilleuses réalisations de la nature se cachent au fond des grottes, des gouffres ou des igues.

Les pionniers de la spéléo :

Les hommes du paléolithique (il y a vingt mille ans) connaissaient bien les grottes et les abris sous roches. Proche de la Terre qui les nourrissait, ils considéraient certains de ces lieux comme sacrés. De nombreux dessins et peintures le prouvent.
Puis vint une phase d'oubli, lorsqu'ils ont accru leur emprise sur la nature. La religion a diabolisé le monde souterrain, des histoires effrayantes ont été inventées.
C'est avec un grand courage que des hommes instruits tels que E. A. Martel et ses compagnons ont entrepris à la fin du dix-neuvième siècle l'exploration des abîmes. Leur maîtrise de soi et beaucoup de chance leur a souvent évité la mort. Par exemple lors du chavirement de la barque de Martel sur la rivière souterraine de Padirac : "les bougies qui s'éteignent, l'eau à 12 degrés qui les saisit"...


Equipement © Photo Pierrot Dutarte.
Mise en place de l'équipemement.
Gouffre de Cavanies dans le Lot.


Les techniques d'exploration d'aujourd'hui :

Les techniques modernes, le matériel adapté et une pratique régulière rendent plus aisée et sûre la progression sous terre. Notre Fédération Française de Spéléologie (FFS) diffuse les règles de sécurité à respecter.
Un apprentissage permanent et une attention au monde souterrain permettent de connaître les vrais dangers : le novice, accroché à sa corde, aura peur des 15 mètres de vide sous lui, mais il n'hésitera pas à s'approcher au bord d'un puits sans être attaché.
De plus, le spéléologue est rarement seul. L'esprit d'équipe est indispensable, le spéléo peut compter sur ses coéquipiers (On n'abandonne jamais les traînards !).

Pas besoin d'être superman :

Contrairement à ce que nous montrent les films à la télévision, il n'est pas nécessaire d'être superman pour évoluer sur les cordes. Sous terre, c'est même déconseillé. Dans les passages étroits où tout centimètre de tour de poitrine (ou de ventre) se paie avec une bonne dose de transpiration. Il est même fortement déconseillé de s'agiter, de crier, de courrir, de tout détruire comme dans ces mauvaises séries et films à l'Américaine. Ce loisir sportif ne se prête pas à la compétition qui irait contre le calme des cavités et la sécurité.

Formation théorique et pratique

L'apprentissage demande des efforts. Combien de fois, me suis-je vu reprocher d'avoir marché sur la corde ou sali des concrétions ! Le débutant doit tout d'abord devenir indépendant en progression horizontale et verticale. Ensuite, il apprendra à équiper les cavités avec des cordes et enfin il devra être capable de secourir ou décrocher un équipier en difficulté. Il faudra qu'il perçoive chez lui et chez les autres les signes avertisseurs de l'hypothermie ou de l'épuisement et qu'il connaisse les risques du milieu souterrain : crues, gaz carbonique...
Contrairement à ce qu'ont annoncé les médias, les écoliers de primaire et de maternelle peuvent aller sous terre : pour plus d'informations, voir le Bulletin Officiel de l'Education Nationale du 23 septembre 1999. Mais les élèves doivent d'abord être préparé et pratiquer en petit groupe avec des objectifs définis.

Protéger les cavités :

Un de nos soucis permanents est le respect et la protection des cavités et de la faune (chauves souris). Le spéléo n'est pas un "va sous terre" comme l'explique Georges Marbach. Un article de Spélunca intitulé "Les vandales sont parmi nous", décrit le saccage de la grotte du Crotot dans le Doubs : sur plus d'un kilomètre, les concrétions avaient été détruites à la masse, les plus grosses étaient bariolées de peinture...

Art Parietal ?Le mauvais spéléo

© Dessin Alain Epron.


Pollution © Photo Pierrot Dutarte.
Pollution souterraine.
Gouffre de Cavanies dans le Lot.
Nettoyé en 1998 et 2002 par les spéléos du Lot.


Protéger l'environnement

Mettre la tête sous terre, ce n'est pas pratiquer la politique de l'autruche. Les cas de pollution restent nombreux. Les éleveurs du Causse ont maintenant compris que les trous ne doivent pas être des charniers à moutons. Dans le domaine de la protection de la nature, nous avons recensé, à la demande de la région Midi-Pyrénées, les "sources de pollution de l'eau en zone karstique", voir le site http://www.pollution-karst.com. De plus, nous participons tous les ans à la dépollution de cavités en relation avec le ministère de l'environnement.


Le premier et le dernier refuge

Les hommes se sont servis des abris sous roche et des grottes comme refuges lorsqu'ils n'étaient que des chasseurs et des cueilleurs. Par la suite, les habitants menacés par les envahisseurs s'y sont cachés.
Aujourd'hui, ce sont les rares endroits non maîtrisés, ou la nature a encore quelque droit.
Peut-être le dernier refuge ?

Retour

Page mise à jour le 18/8/2016 par Thierry.MaillardCinqcents@orange.fr - (Ecrivez Cinqcents en chiffres) - http://thierry.maillard.pagesperso-orange.fr/
Copyleft (c) 2012 - 2016 - Thierry Maillard
Permission vous est donnée de copier, distribuer et/ou modifier ce document selon les termes de la Licence GNU Free Documentation License, Version 1.2 ou ultérieure publiée par la Free Software Foundation avec les sections inaltérables suivantes : GNU Free Documentation License.
Une copie de cette Licence est incluse dans la section appelée GNU Free Documentation du fichier licence_fr.html